Windows Azure Pack VS Azure Stack : Qui choisir ?

by Mickaël LOPES
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Azure Stack n’est pas encore sorti, mais nous voilà à une étape dans les débuts de projet à : Utiliser Windows Azure Pack ou attendre Azure Stack pour être à la page des dernières innovations.

Je ne vais pas vous donner pleins de nouvelles croustillantes sur Azure Stack (je n’en ai malheureusement pas), mais je vais plutôt essayer d’amener la réflexion suivante : Êtes vous prêt à avoir Azure chez vous?

Faire pareil que WAP, mais sans System Center

Avant tout, Windows Azure Pack reste supporté jusqu’en 2017. Microsoft continuera à délivrer des Updates Rollup pour tous les produits de la gamme System Center ainsi que Windows Azure Pack. Nous aurons bien une update WAP pour Windows Server 2016 et la suite System Center 2016.

Quand on regarde la présentation d’Azure Stack quelque chose frappe : Il n’y aura pas d’utilisation de System Center, ni même de baie de disques ou d’autres technologies de stockage. Solution 100% Microsoft.

C’est pour moi un renouveau complet chez Microsoft… Et encore plus pour nous, les personnes passant leur temps sur les consoles System Center et PowerShell.

Nous allons avoir le droit à de la communication directement entre les API Azure Stack et nos hôtes Hyper-V. Fini l’interprétation par SPF.

Nous allons devoir réellement comprendre comment fonctionne la solution et les ingrédients dans la potion magique. Sinon le débogage risque d’être compliqué.

En échange, je suis prêt à parier que nous allons y gagner au niveau agilité.

Le tuning extrême… Calmons nous et discutons.

Quand on arrive pour faire un projet Cloud, la flexibilité apportée par le projet touche tous les étages de l’IT, apporte une transformation, de la flexibilité, mais aussi une gestion de processus à revoir.

Mais surtout nous sommes d’accord pour dire une chose : On ne doit pas faire du AS-IS. On ne doit pas faire un copier/coller de son infrastructure. On doit la repenser.

Et nous sommes souvent contraints de faire du tuning. Parfois l’outil le permet, parfois on plie l’outil comme on le souhaite et on sort un minimum des standards. On jongle entre plateforme recommandée et supportée.

Au final nous apportons de l’adaptation entre les produits et les besoins clients.

Avec Windows Azure Pack, on compliquait déjà les choses. C’est un formidable outil qui est une marche vers de la standardisation.

Mais au final, avec un peu de patience, de traces et de bidouilles, on arrive à obtenir ce qu’on veut de l’API et à faire travailler VMM comme bon nous semble. Au pire, il fallait refaire quelques manipulations post-deploiement. Finalement le moule de la standardisation était un peu mou, on pouvait l’étirer un peu afin de rendre les angles moins tranchants.

Avec Azure Stack? J’y crois moins. On va discuter avec Azure. Et Azure, quand on lui parle en dehors de ce qu’il veut entendre, il nous renvoie forcement sur la case Technet.

C’est un peu le mode de fonctionnement qui va être mis dans votre entreprise. Standardisation, Standardisation, Standardisation. Ou plutôt, votre SI va devoir se standardiser avec les besoins d’Azure Stack, cela implique la révision du catalogue de service.

Un catalogue de service (beaucoup) plus dynamique

Avec windows Azure Pack, on était déjà obligé de revoir notre catalogue de service. Avec Microsoft Azure Stack, c’est obligatoire. Si Microsoft est capable de nous délivrer les mêmes services on-premises que dans Microsoft Azure, on va devoir se poser des questions de plus en plus régulièrement :

  • Faut-il proposer les nouveaux services ?
  • Faut-il déprécier les services que Microsoft considère comme Legacy (est réellement faisable) ?
  • Faut-il transformer les workloads déjà déployés pour intégrer les nouveaux services ?
  • Et une question primordiale : Peut-on suivre le rythme de Microsoft ?

Je vous laisse seul juger par rapport à votre SI, et des différents projets passés.

L’arrivée de nouvelles technologies qu’il faut intégrer dans l’écosystème.

Personne n’est passé à côté de la révolution Docker. L’open-source est devenu un second souffle chez Microsoft, qui a trop souvent dans le passé négligé ce monde.

Hyper-V Container va arriver avec de nouvelles solutions à nous apporter. Encore plus de souplesse, encore moins de machines nécessaires.

Personnellement, je vois dans les containers la fin des machines virtuelles pour certains workloads. Il va falloir penser à intégrer cette nouvelle solution à votre SI.

Je vous rassure, pas besoin d’avoir un Azure Stack ou un WAP, mais quitte à se remettre en question, poussez le bouchon un peu plus loin 😉

Pour aller encore plus loin justement, Nano Server est lui aussi arrivé. Encore plus léger, il est ici pour répondre à d’autres besoins disons plus IOT.

Au final nous nous retrouvons avec ceci :

  • Les Nano Server
  • Hyper-V Container / Docker

Et du coup en plus standard

  • Hyper-V Server
  • Windows Server avec ou sans GUI

C’était déjà un pas pour certains clients d’avoir des Hyper-V Server (ou même des Windows Server sans GUI). Tout Windows sans l’interface graphique. pas mal pour réduire encore un peu l’impact du système et alléger le patch management.

Bon au final la conclusion c’était quoi? On ne s’attache plus aux serveurs hôtes mais aux VMs. Quand on est en cluster, un problème sur un hôte, on migre les VMs et depuis System Center Virtual Machine Manager on déploie un nouveau socle.

Avec les nouveautés qui arrivent, on va encore plus se focalisé sur le service rendu. Après que la solution tourne sur 5,12 ou 28 VMs. Ceci regarde les personnes derrière le Cloud :). On ne va pas parler de capacity planning, ou de domaine de responsabilité, mais l’IT va devoir se séparer en trois camps :

  • Ceux qui vont être derrière le Cloud, on parle bien de serveurs, stockages, réseaux, sauvegardes, PCA, PRA
  • Ceux qui se servent du Cloud pour proposer de nouveaux services au métiers
  • Et ceux qui vont gérer la transition entre les deux mondes (rationalisation du catalogue de service, identification des besoins clients, billing,…)

Cloud Hybrid – On passe la seconde, voir la troisième

La Suite System Center ainsi que WAP amenait déjà la réflexion du Cloud Hybrid. Avec Azure Stack, nous allons vraiment y être.

La même API des deux cotés, en l’occurrence Azure Ressource Manager. Du coup les même méthodes d’utilisation, trop facile pour créer deux mondes dans un seul et même SI.

Je vous invite d’ores et déjà à vous lancer à la découverte d’Azure Ressource Manager dans Azure, un livre blanc est indiqué dans la partie Conclusion.

Je pense qu’il s’agisse du mode préféré, en dehors des chiffres et des différents sondages, c’est surtout ce que l’Entreprise veux.

Des données critiques restent dans un SI complétement connu, mais qui envie la souplesse d’Azure.

On choisit dans le mode public des fonctionnalités agiles, de faire des choses qu’on ne peut pas faire avec le SI Interne. C’est un peu comme si vous aviez deux SI complétement distincts, ils communiquent certes, mais les processus ne sont pas les mêmes (heureusement).

Du coup, avec une partie de son SI, en Interne, dans un périmètre connu, mais avec toute la souplesse d’Azure. Ça ne serait pas ça la solution ?

WAP vers Azure Stack vers Azure ?

Au final mettre un WAP dans une entreprise, faire des plans, déployer du PaaS, déployer du IaaS, les runbooks SMA etc. Les clients avaient déjà mis un pied dans Azure sans le savoir. Ils sont partis à la découverte d’un monde qui peut leurs rapporter beaucoup.

Du coup la mauvaise nouvelle est actuellement la non migration de WAP vers Azure Stack… Pourquoi pas une solution à base d’Azure Site Recovery Manager?

C’est pour cela que j’annonce une vraie rupture. Nous allons passer à de l’agilité à très grande échelle, du vrai Azure On-Premises. Je ne vais pas finir sur une liste d’inconvénients ou d’avantages. Mais plutôt de besoins.

Conclusion

Encore une fois, cela dépend du niveau de maturité dans le monde du Cloud mais surtout de vos usecases. Chaque SI est bien entendu différent.

Vos besoins sont complétement standardisés, vous avez besoin d’agilité et votre équipe de DevOps est la meilleure team.
Attendez Azure Stack.

Vous êtes encore en attente, vous avez souvent besoin de mettre les mains dans le cambouis. Vous n’avez pas encore bien eu le temps de vous adapter et sauter dans le grand bain.
Demandez Windows Azure Pack

Si vous aimez le mode vBlock et êtes en attente de la même chose, demandez un Cloud Plateform System (CPS) avec du WAP dedans.

J’en parlais rapidement ici : http://lopes.im/cloud-plateform-system-dell-microsoft/

Je vous conseille la lecture du livre blanc Cloud Consistency with Azure Resource Manager écrit par Kristian Nese et Flemming Riis.

Il vous prépare tout simplement à la création de templates et aux déploiements IaaS et PasS avec Azure Ressource Manager, et donc Azure Stack !

Il est disponible ici : https://gallery.technet.microsoft.com/Cloud-Consistency-with-0b79b775

Merci à eux !

Enfin pour tout savoir sur le monde du Cloud, suivez ces deux blogs Microsoft :

Bonne visite sur les nuages

-Mickaël

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